Paris sans pic de pollution, c'est Paris avec beaucoup moins de voitures et de transporteurs routiers.

Malgré les mesures de limitation de l'usage de la voiture et ponctuellement la circulation alternée, Paris est la capitale où l’on respire le moins bien après Bucarest en Europe... Entre les résultats à l'école, les inégalités et la pollution, nous nous illustrons incontestablement par notre capacité à jouer la carte de l'avenir.

Concernant ce dernier point en général et la voiture à Paris en particulier, Bruno Marzloff de Chronos​ avance des bonnes pratiques qui pourraient nous inspirer dans Enlarge your ParisLibération :

"Il existe des alternatives à foison. La ville d’Helsinki envisage d’éliminer la pratique automobile particulière à l’horizon de 2025. Elle la remplacera par une plateforme globale des ressources de mobilité de la cité. La ville d’Oslo compte y parvenir dès 2019 en essaimant des hubs de transport dans la ville, combinant les offres multiples. Le maire de Brême disait récemment à Paris que le système de transport intégrant toutes les variantes possibles – du vélo à la marche, des transports publics à la voiture en partage et à la trottinette – permettrait de réduire de 97% le parc automobile de sa ville. Sans compter que certains peuvent parfois s’éviter des déplacements et travailler ailleurs ; 30% des actifs ont l’occasion de travailler à distance, un chiffre en augmentation de 50% en deux ans selon l'Observatoire des mobilités émergente Chronos/Obsoco. Sans oublier que le vélo fait des prodiges sur des distances non négligeables et que la marche est en progrès fulgurant. "

enlargeyourparis.blogs.liberation.fr/2016/12/08/pic-de-pollution-quatre-mauvaises-nouvelles-et-qu...
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Paris sans pic de pollution, cest Paris avec beaucoup moins de voitures et de transporteurs routiers.

Malgré les mesures de limitation de lusage de la voiture et ponctuellement la circulation alternée, Paris est la capitale où l’on respire le moins bien après Bucarest en Europe... Entre les résultats à lécole, les inégalités et la pollution, nous nous illustrons incontestablement par notre capacité à jouer la carte de lavenir.

Concernant ce dernier point en général et la voiture à Paris en particulier, Bruno Marzloff de Chronos​ avance des bonnes pratiques qui pourraient nous inspirer dans Enlarge your Paris​ Libération :

Il existe des alternatives à foison. La ville d’Helsinki envisage d’éliminer la pratique automobile particulière à l’horizon de 2025. Elle la remplacera par une plateforme globale des ressources de mobilité de la cité. La ville d’Oslo compte y parvenir dès 2019 en essaimant des hubs de transport dans la ville, combinant les offres multiples. Le maire de Brême disait récemment à Paris que le système de transport intégrant toutes les variantes possibles – du vélo à la marche, des transports publics à la voiture en partage et à la trottinette – permettrait de réduire de 97% le parc automobile de sa ville. Sans compter que certains peuvent parfois s’éviter des déplacements et travailler ailleurs ; 30% des actifs ont l’occasion de travailler à distance, un chiffre en augmentation de 50% en deux ans selon lObservatoire des mobilités émergente Chronos/Obsoco. Sans oublier que le vélo fait des prodiges sur des distances non négligeables et que la marche est en progrès fulgurant. 

http://enlargeyourparis.blogs.liberation.fr/2016/12/08/pic-de-pollution-quatre-mauvaises-nouvelles-et-quelques-bonnes/

Faire de la question urbaine une question politique fondamentale pour les présidentielles

Dans une tribune parue hier dans le journal éponyme La Tribune, Carlos Moreno souligne la vacance des programmes des candidats aux présidentielles sur les questions urbaines en général, les villes en particulier. Après un quinquennat pauvre en la matière, il semble pourtant plus que temps de faire de la question urbaine un vrai objet de débat public et de proposer pour la France une politique urbaine à part entière co-construite par les collectivités responsables et les multiples acteurs concernés.

"Comment expliquer qu'au XXIeme siècle, au siècle des villes, les choix politiques qui vont présider les 5 années à venir soient désincarnés du fait urbain, là où se trouve l'essentiel de la population en France, comme partout en Europe et dans un monde qui est à majorité citadin ?
Comment continuer à expliquer que la vie urbaine n'a pas fait l'objet d'une vision politique ambitieuse ? Même pas, pour les exécutifs passés ou présents un ministère digne de ce nom qui
soit en étroite relation avec la transversalité de la vie de nos villes?"

De bonnes questions...
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Faire de la question urbaine une question politique fondamentale pour les présidentielles

Dans une tribune parue hier dans le journal éponyme La Tribune, Carlos Moreno souligne la vacance des programmes des candidats aux présidentielles sur les questions urbaines en général, les villes en particulier. Après un quinquennat pauvre en la matière, il semble pourtant plus que temps de faire de la question urbaine un vrai objet de débat public et de proposer pour la France une politique urbaine à part entière co-construite par les collectivités responsables et les multiples acteurs concernés. 

Comment expliquer quau XXIeme siècle, au siècle des villes, les choix politiques qui vont présider les 5 années à venir soient désincarnés du fait urbain, là où se trouve lessentiel de la population en France, comme partout en Europe et dans un monde qui est à majorité citadin ?
Comment continuer à expliquer que la vie urbaine na pas fait lobjet dune vision politique ambitieuse ? Même pas, pour les exécutifs passés ou présents un ministère digne de ce nom qui
soit en étroite relation avec la transversalité de la vie de nos villes?

De bonnes questions...

La prospective territoriale : le mariage paradoxal d'un dispositif spatial de pouvoir et d'hétérotopie.... le cas de Territoires 2040.

Sujet de l'intervention ce jour dans le workshop PROSPECTIVE ET PROJET DE TERRITOIRES : QUELS DISPOSITIFS ET MÉTHODOLOGIES INTERDISCIPLINAIRES ? organisé dans le cadre du programme de recherche initié par le Centre Michel Serres et le Labex Dynamite en partenariat avec la Caisse des Dépôts et Consignations
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La prospective territoriale : le mariage paradoxal dun dispositif spatial de pouvoir et dhétérotopie.... le cas de Territoires 2040.

Sujet de lintervention ce jour dans le workshop  PROSPECTIVE ET PROJET DE TERRITOIRES : QUELS DISPOSITIFS ET MÉTHODOLOGIES INTERDISCIPLINAIRES ? organisé dans le cadre du programme de recherche initié par le Centre Michel Serres et le Labex Dynamite en partenariat avec la Caisse des Dépôts et Consignations

L'urbanisme temporaire au Pavillon de l'Arsenal avec Plateau Urbain. Une salle pleine pour écouter Jean-Louis Missika, Patrick Braouezec et Paul Citron, ouvrir le débat avant la présentation d'expérimentations qui changent la ville en même temps que l'urbanisme. ... Voir plusVoir moins

Lurbanisme temporaire au Pavillon de lArsenal avec Plateau Urbain. Une salle pleine pour écouter Jean-Louis Missika, Patrick Braouezec et Paul Citron, ouvrir le débat avant la présentation dexpérimentations qui changent la ville en même temps que lurbanisme.

Clôture de la biennale de Venise ce we et derniers débats dans la sérénissime sur l'innovation architecturale des espaces périurbains et ordinaires avec Frederic Bonnet et Ajap14 - Collectif d'architectes et de paysagistes

www.facebook.com/frederic.bonnet.585/posts/10154245638314315
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Clôture de la biennale de Venise ce we et derniers débats dans la sérénissime sur linnovation architecturale des espaces périurbains et ordinaires avec Frederic Bonnet et Ajap14 - Collectif darchitectes et de paysagistes

https://www.facebook.com/frederic.bonnet.585/posts/10154245638314315

L'urbanisme temporaire mis à l'honneur dans Libération avant la rencontre qu'y consacre le Pavillon de l'Arsenal avec Plateau Urbain

"Le projet urbain n’est plus un croquis réaliste pensé par un cabinet d’architectes mais un processus», décrypte Mathieu Delorme, ingénieur urbaniste et paysagiste chez Atelier Georges et enseignant à l’école d’architecture de Marne-la-Vallée. Le mot d’ordre qui prévaut désormais : rester flexible car personne n’est capable de prédire la ville et les usages de demain."

"On connaît bien les squats d’artistes, les propositions festives comme les plages urbaines ou les actions ponctuelles comme les piétonnisations dominicales. (...) On connaît moins la transformation des espaces vacants en lieux «couteaux suisses», entre coworking, incubateurs, hébergement et ateliers d’artistes. Ou encore l’urbanisme collaboratif et la customisation d’un quartier par ses habitants."

www.liberation.fr/france/2016/11/22/urbain-de-jouvence_1530245
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Lurbanisme temporaire mis à lhonneur dans Libération avant la rencontre quy consacre le Pavillon de lArsenal avec Plateau Urbain

Le projet urbain n’est plus un croquis réaliste pensé par un cabinet d’architectes mais un processus», décrypte Mathieu Delorme, ingénieur urbaniste et paysagiste chez Atelier Georges et enseignant à l’école d’architecture de Marne-la-Vallée. Le mot d’ordre qui prévaut désormais : rester flexible car personne n’est capable de prédire la ville et les usages de demain.

On connaît bien les squats d’artistes, les propositions festives comme les plages urbaines ou les actions ponctuelles comme les piétonnisations dominicales. (...) On connaît moins la transformation des espaces vacants en lieux «couteaux suisses», entre coworking, incubateurs, hébergement et ateliers d’artistes. Ou encore l’urbanisme collaboratif et la customisation d’un quartier par ses habitants.

http://www.liberation.fr/france/2016/11/22/urbain-de-jouvence_1530245

Prospective urbaine a ajouté 3 photos.

Une vélo-route Paris-Rouen-Le Havre pour travailler la Grande métropole par le paysage

Cécile Diguet, urbaniste à l'Institut d'aménagement et d'urbanisme d'Île-de-France explique :" il s’agit de redonner à voir la Seine en tant que grand paysage. Aujourd’hui, c’est un fleuve dont les berges sont difficilement accessibles à certains endroits, compte tenu des industries et des infrastructures (routes, ports, etc) qui s’y sont installées . En cela, cette véloroute n’est pas qu’un nouvel axe de circulation. C’est avant-tout un projet de développement territorial centré sur la vallée de la Seine. Il fait ainsi écho au projet popularisé par l’architecte Antoine Grumbach en 2009, dans le cadre de la consultation sur le Grand Paris, qui consistait à faire de Paris, Rouen et Le Havre une métropole européenne avec la Seine comme rue principale."

www.enlargeyourparis.fr/paris-le-havre/
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Une vélo-route Paris-Rouen-Le Havre pour travailler la Grande métropole par le paysage

Cécile Diguet, urbaniste à lInstitut daménagement et durbanisme dÎle-de-France explique : il s’agit de redonner à voir la Seine en tant que grand paysage. Aujourd’hui, c’est un fleuve dont les berges sont difficilement accessibles à certains endroits, compte tenu des industries et des infrastructures (routes, ports, etc) qui s’y sont installées . En cela, cette véloroute n’est pas qu’un nouvel axe de circulation. C’est avant-tout un projet de développement territorial centré sur la vallée de la Seine. Il fait ainsi écho au projet popularisé par l’architecte Antoine Grumbach en 2009, dans le cadre de la consultation sur le Grand Paris, qui consistait à faire de Paris, Rouen et Le Havre une métropole européenne avec la Seine comme rue principale.

http://www.enlargeyourparis.fr/paris-le-havre/

Prospective urbaine a ajouté 4 photos.

Une série de photographies de Blaise Arnold sur un objet urbain qui peu à peu disparait : les bars-tabacs ouvriers. Le photographe a immortalisé une soixantaine de lieux avec un appareil Hasselblad. «L'industrie lourde et la classe ouvrière s'éteignent, et leurs lieux de rendez-vous avec. Je veux les capturer avant qu'il ne soit trop tard.» Des images aux accents tragiques qui rendent bien la nostalgie de l'approche.

www.lefigaro.fr/sortir-paris/2016/11/17/30004-20161117ARTFIG00029-sur-les-traces-des-derniers-bar...
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Une série de photographies de Blaise Arnold sur un objet urbain qui peu à peu disparait  : les bars-tabacs ouvriers. Le photographe a immortalisé une soixantaine de lieux avec un appareil Hasselblad. «Lindustrie lourde et la classe ouvrière séteignent, et leurs lieux de rendez-vous avec. Je veux les capturer avant quil ne soit trop tard.» Des images aux accents tragiques qui rendent bien la nostalgie de lapproche.

http://www.lefigaro.fr/sortir-paris/2016/11/17/30004-20161117ARTFIG00029-sur-les-traces-des-derniers-bars-tabacs-parisiens.php

Situation difficile pour les migrants à Paris

Alors que le centre humanitaire parisien de premier accueil pour les migrants situé boulevard Ney jugé sous-dimensionné n'est pas complet (220 lits occupés sur 400 disponibles et 80 personnes orientées ailleurs (familles, femmes, mineurs isolés…), nombreux sont ceux qui ne parviennent a trouvé une place et a être chassés dans paris.

"Ce soir-là, ils tentent de se (re)poser sur l'esplanade Nathalie-Sarraute. Mais quelques secondes plus tard, un homme en pantalon noir et polo blanc leur ordonne de décamper : " Non ! Ne restez pas là ! Partez ! " L'homme n'est pas un policier, son polo porte le logo " SPG ", une société de sécurité privée qui confie que la Mairie de Paris l'a chargée de veiller à ce qu'aucun migrant ne déplie sa couette. Le groupe remballe donc ses maigres effets et se pose de l'autre côté de la place. Cette fois, l'agent de sécurité vient les déloger avec un berger allemand.

Ils repartent sans but et tombent vite sur une quinzaine de compatriotes et quelques Soudanais, allongés sur le bitume, planqués derrière des panneaux de travaux de voirie.

La plupart sont à Paris depuis deux semaines, quelques-uns depuis la veille. Tous racontent la même histoire : les lampes-torches en plein visage et les cris " No sleep, get up, go ! ". Sans jamais se voir proposer une alternative. Comme Yona, ils ont bien essayé d'entrer dans le centre humanitaire. Parfois à plusieurs reprises. Mais en vain. " “Demain, demain”,ils nous disent, raconte Kiros, 23 ans. Mais le lendemain, c'est pareil. Je ne sais pas pourquoi. "

abonnes.lemonde.fr/societe/article/2016/11/18/centre-pour-migrants-de-paris-les-nouveaux-chiffres...
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Situation difficile pour les migrants à Paris

Alors que le centre humanitaire parisien de premier accueil pour les migrants situé boulevard Ney jugé sous-dimensionné nest pas complet (220 lits occupés sur 400  disponibles et 80 personnes orientées ailleurs (familles, femmes, mineurs isolés…), nombreux sont ceux qui ne parviennent a trouvé une place et a être chassés dans paris.

Ce soir-là, ils tentent de se (re)poser sur lesplanade Nathalie-Sarraute. Mais quelques secondes plus tard, un homme en pantalon noir et polo blanc leur ordonne de décamper :  Non ! Ne restez pas là ! Partez !  Lhomme nest pas un policier, son polo porte le logo  SPG , une société de sécurité privée qui confie que la Mairie de Paris la chargée de veiller à ce quaucun migrant ne déplie sa couette. Le groupe remballe donc ses maigres effets et se pose de lautre côté de la place. Cette fois, lagent de sécurité vient les déloger avec un berger allemand.

Ils repartent sans but et tombent vite sur une quinzaine de compatriotes et quelques Soudanais, allongés sur le bitume, planqués derrière des panneaux de travaux de voirie.

La plupart sont à Paris depuis deux semaines, quelques-uns depuis la veille. Tous racontent la même histoire : les lampes-torches en plein visage et les cris  No sleep, get up, go ! . Sans jamais se voir proposer une alternative. Comme Yona, ils ont bien essayé dentrer dans le centre humanitaire. Parfois à plusieurs reprises. Mais en vain.  “Demain, demain”,ils nous disent, raconte Kiros, 23  ans. Mais le lendemain, cest pareil. Je ne sais pas pourquoi. 

http://abonnes.lemonde.fr/societe/article/2016/11/18/centre-pour-migrants-de-paris-les-nouveaux-chiffres-de-la-prefecture-d-ile-de-france_5033883_3224.html

D'après Le monde, une centaines d'université et les villes démocrates américaines se préparent à résister aux reconduites à la frontières envisagées par le nouveau président américain.

Harvard, Yale, Columbia,New York University... partagent une même revendication : faire des universités des refuges pour les sans-papiers, à l'image des " villes sanctuaires ", les quelque 300 localités américaines qui refusent de coopérer avec la police fédérale chargée des expulsions.

Depuis le 8 novembre, les maires de ces villes ont réaffirmé leur refus de prendre part aux " déportations " d'immigrants en situation irrégulière prévues par M. Trump, laissant présager un affrontement frontal avec la nouvelle administration. " A tous ceux qui sont remplis d'anxiété, je veux dire que vous êtes en sécurité ici, a assuré le maire de Chicago et ancien chef de cabinet de Barack Obama à la Maison Blanche, Rahm Emanuel. La ville restera une ville sanctuaire. "

Les maires de San Francisco, Seattle, Boston, Santa Fe, Denver, Washington (DC) et d'une dizaine d'autres villes ont exprimé la même position. " La dernière chose que nous voulons, c'est nous tourner contre nos voisins ", a déclaré le maire de Seattle, Ed Murray.

Le maire de New York, Bill de Blasio, a même assuré qu'il détruirait la banque de données où sont portés les noms des sans-papiers bénéficiant de cartes d'identité de la ville (qui leur permettent d'ouvrir des comptes bancaires) si l'administration Trump cherchait à s'en emparer. " Nous n'allons pas sacrifier un demi-million de personnes qui vivent parmi nous, a-t-il dit. Nous ferons tout ce que nous pouvons pour résister. "

Si elle était mise à exécution, San Francisco, qui abrite quelque 44 000 sans-papiers, pourrait perdre 1 milliard de dollars (900 millions d'euros) sur un budget de 9,6 milliards. Le métro, l'aide aux sans-abri, l'assurance-santé des plus pauvres pourraient être affectés. A New York, où le nombre de sans-papiers est estimé à 574 000 personnes, l'aide fédérale s'élève à 6 milliards de dollars, soit 9 % du budget.

abonnes.lemonde.fr/elections-americaines/article/2016/11/18/des-villes-americaines-se-font-sanctu...
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Daprès Le monde, une centaines duniversité et les villes démocrates américaines se préparent à résister aux reconduites à la frontières envisagées par le nouveau président américain. 

Harvard, Yale, Columbia,New York University... partagent une même revendication : faire des universités des refuges pour les sans-papiers, à limage des  villes sanctuaires , les quelque 300 localités américaines qui refusent de coopérer avec la police fédérale chargée des expulsions.

Depuis le 8  novembre, les maires de ces villes ont réaffirmé leur refus de prendre part aux  déportations  dimmigrants en situation irrégulière prévues par M. Trump, laissant présager un affrontement frontal avec la nouvelle administration.  A tous ceux qui sont remplis danxiété, je veux dire que vous êtes en sécurité ici, a assuré le maire de Chicago et ancien chef de cabinet de Barack Obama à la Maison Blanche, Rahm Emanuel. La ville restera une ville sanctuaire. 

Les maires de San Francisco, Seattle, Boston, Santa Fe, Denver, Washington (DC) et dune dizaine dautres villes ont exprimé la même position.  La dernière chose que nous voulons, cest nous tourner contre nos voisins , a déclaré le maire de Seattle, Ed Murray.

Le maire de New York, Bill de Blasio, a même assuré quil détruirait la banque de données où sont portés les noms des sans-papiers bénéficiant de cartes didentité de la ville (qui leur permettent douvrir des comptes bancaires) si ladministration Trump cherchait à sen emparer.  Nous nallons pas sacrifier un demi-million de personnes qui vivent parmi nous, a-t-il dit. Nous ferons tout ce que nous pouvons pour résister. 

Si elle était mise à exécution, San Francisco, qui abrite quelque 44 000 sans-papiers, pourrait perdre 1  milliard de dollars (900  millions deuros) sur un budget de 9,6  milliards. Le métro, laide aux sans-abri, lassurance-santé des plus pauvres pourraient être affectés. A New York, où le nombre de sans-papiers est estimé à 574 000 personnes, laide fédérale sélève à 6  milliards de dollars, soit 9  % du budget.

http://abonnes.lemonde.fr/elections-americaines/article/2016/11/18/des-villes-americaines-se-font-sanctuaires-pour-les-sans-papiers_5033486_829254.html?xtmc=villes_americaines&xtcr=1